• Salutations cher lecteur !

    Cet article n'est qu'une ébauche absolument pas exhaustive. Il se base sur ce que j'ai pu tester lors des mes remplacements en maternelle (pour l'instant, il n'y en a eu qu'un). Il sera donc  amené à être enrichi au fil du temps.

    J'espère que ces quelques astuces vous serviront lors de vos futurs remplacements en maternelle. J'ai tenu à écrire cet article car j'ai trouvé que la problématique du captage de l'attention des élèves est centrale en maternelle. Si on attend que le dernier soit assis, il est fort probable que le dernier soit reparti... et les enfants ont une capacité d'attention très limité. Le temps de l'appel est déjà trop important pour eux, alors il faut ruser, les laisser s'éparpiller à certains moments (mais pas trop quand même) pour ensuite recapter l'attention de tout le monde. Je vous propose ici trois astuces qui, je l'espère, vous seront utiles.

    1- Les comptines : si vous le pouvez, essayez de partir de comptines déjà connues des enfants. Sinon, c'est pas grave, ils vont vous écouter et certains vont même essayer de chanter avec vous ! Dans tous les cas, vous allez commencer à chanter tout seuls, mais peu à peu le silence va se faire.

    2- Des courtes séquences rythmées : annoncez que vous allez faire du rythme et que les élèves devront reproduire le modèle que vous allez leur proposer (comme ça, les élèves attentifs vont commencer et les autres suivront). Proposez des séquences très simple comme taper une fois dans ses mains et une fois sur les jambes. La première fois, certains élèves n'ont pas oser essayer, mais dès le deuxième jour, ils étaient davantage investis dans l'activité.

    3- Des jeux de doigts et jeux de mains : avec les petits il faut montrer un modèle pour que tous soient très vite pris dans l'action. Proposez leur de mettre les mains sur la tête, puis sur les épaules ; les doigts sur le nez, sur la bouche, etc. Ils adorent !

    Alors, ça a marché pour vous aussi ?


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  • Salut tout le monde !

    Je viens de passer deux jours en remplacement dans une classe de TPS-PS-MS. J'ai été informée de ce remplacement le matin même, l'occasion de tester les activités que j'avais prévues pour la journée ! Dans la classe, il y avait majoritairement des PS, je ne parlerai donc pas des autres niveaux ici. Je ne vous présente que ma première journée de remplacements car le deuxième jour était spécialement dédié à la fête du sport.

    Le matin, je suis arrivée dans la classe alors que l'accueil avait déjà commencé. J'ai tout de même pris le temps d'observer l'organisation de la classe et d'échanger avec l'ATSEM sur leurs habitudes de fonctionnement.

    Après l'accueil : petit regroupement. Je me suis présentée aux enfants puis j'ai fait l'appel. Ils avaient l'habitude de répondre "coucou c'est moi" quand on les appelle, j'ai donc maintenu cela. Ensuite, place aux rituels. Pour ce premier jour (3e semaine d'école uniquement), j'ai fait très simple : se situer sur le train de la semaine (pour les MS), et indiquer la météo du jour. 

    Dans cette école, l'accueil est suivi d'une petite collation. Un petit temps à prévoir dans l'emploi du temps et qui a pas mal raccourci la durée de mes ateliers pour ce premier jour !

    Ensuite, on nous arrivons enfin au cœur du sujet, j'ai mis en place des ateliers. Les MS devaient reconstituer leur prénom à l'aide de lettres en mousse (et d'un modèle). Le matériel était déjà préparé donc je n'ai rien eu à improviser. L'ATSEM a pris une partie des PS pour faire de la peinture pour les protège-cahiers. J 'ai proposé un atelier pâte à modeler aux autres PS. Ca a très bien marché ! Les productions finales étaient de niveaux très variables mais tous sont entrés dans l'activité. Je leur avait demandé d'effectuer des boules (pour ceux qui y arrivaient, des ronds/petits tas écrasés pour les autres) afin de décorer un costume de clown. Mon support plastifié vient d'une activité proposée dans l'un des ouvrages Vers les maths de chez Acces mais vous pouvez facilement en trouver d'autres sur internet. Le support est surtout là pour donner du sens à l'activité.

    Après les ateliers, nous sommes sortis en récréation. Au retour, nous sommes allés en salle de motricité pour une petite activité basée sur le jeu des déménageurs. L'ATSEM avait tout mis en place à ma demande : elle avait sorti de gros objets faciles à transporter ; deux caisses et elle avait disposer des bancs en travers de la salle de motricité. J'ai demandé aux élèves d'amener les objets dans les caisses. La contrainte : passer de l'autre côté des bancs. Pour faire évoluer les comportements, j'ai complexifié ma demande au fil des passages : passer sous les bancs (ramper) ; passer sur les bancs. Pour le dernier passage, nous avons sorti des cerceaux de différentes couleurs. Les élèves devaient placer les objets jaunes dans le cerceau jaune ; les objets rouges dans le cerceau rouge ; etc. 

    Après la séance de motricité, place à la pause méridienne et à la sieste pour redonner des forces à tout le monde ! Dans l'école, le réveil échelonné était mis en place et ... certains enfants ont peu voire pas dormi. J'ai donc dû improviser des ateliers pour leur retour (d'autant que j'étais en décloisonnement avec des MS sur le temps de la sieste): j'ai remis un atelier pâte à modeler pour ceux qui voulaient réessayer ou qui n'avaient pas fait ; j'ai mis un atelier dessin ; et pour finir, j'ai testé un atelier découpage qui a attiré beaucoup d'élèves ! Ces ateliers n'ont rien d'extraordinaire, mais ils ont le mérite de pouvoir être mis en place dans toutes les classes car ils ne demandent aucun matériel particulier. De plus, il permet l'accueil progressif des enfants dans la classe. 

    Nous sommes ensuite sortis en récréation, pour la deuxième fois de la journée. Celle-ci s'achève peu de temps avant la fin de la journée. Nous avons juste eu le temps de nous désaltérer et de retourner au coin regroupement pour la lecture d'une petite histoire. J'ai choisi P'tit Loup rentre à l'école afin de proposer des ateliers en lien avec l'album pour le lendemain.

    J'espère que cet article vous aidera à survivre pour une journée improvisée avec des PS !


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  • Hellow,

    Merci à la collègue de CP qui m'a permis de découvrir ce jeu ! Il s'agit d'un jeu collectif sans ballon pour des élèves de CP. Je l'ai mis en place lors d'un remplacement de deux jours début septembre. Il avait déjà été pratiqué par les élèves la semaine précédente, avec leur enseignante.

    Le jeu s'appuie sur l'imaginaire des élèves, ce qui augmente leur motivation (tous veulent avoir un rôle). C'est l'occasion pour eux de se défouler et de courir (avec un but précis : échapper à quelqu'un) tout en commençant à intégrer certaines règles propres aux jeux d'opposition et de coopération

    Le principe est simple : deux sorciers doivent transformer en statue l'ensemble de la classe. Seulement, la tâche est rendue plus difficile par un prince et une princesse (ou deux princes ou deux princesses) qui peuvent libérer les enfants-statues.

    Au début du jeu, le PE désigne les sorciers qui s'éloignent ensuite et tournent le dos à la classe. A l'insu des sorciers il désigne alors un prince et une princesse. Le jeu démarre lorsque l'enseignant proclame "sorcier, sorcière, venez !"

    Pour transformer leurs camarades en statues, les sorciers doivent les toucher (on peut aussi utiliser des dossards en queue pour éviter le contact physique entre élèves et limiter les risques de bousculade). Une fois touchés, les enfants sont transformés en statue : ils doivent donc rester immobiles. Le prince et la princesse peuvent alors les délivrer en les touchant. Le jeu s'arrête quand tous les enfants sont changés en statue ou quand il n'y a plus ni prince ni princesse pour les délivrer ou, à la fin d'un temps établi dès le début.

    Les comportements observés sont multiples, et les verbaliser peut véritablement faire évoluer le jeu. Par exemple, certains enfants font semblant d'être prince ou princesse pour tromper les sorciers. D'autres vont attendre, immobiles dans un bout du terrain pour duper les sorciers (à vous de voir si vous l'autorisez ou non, cela peut faire partie des variables du jeu). Beaucoup d'enfants appellent le prince et la princesse lorsqu'ils sont changés en statue (là encore, on peut envisager de l'interdire pour inciter les élèves à prendre davantage d'informations visuelles). 

    On peut envisager plusieurs évolutions dans ce jeu, à l'image du jeu des loups dans la bergerie. Par exemple, on peut autoriser les sorciers à déplacer leurs statues pour limiter les déplacements des enfants.

    Alors, qui gagne dans vos classes : les sorciers ou les villageois ?


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  • Bonjour à toustes !

    Grâce à un remplacement effectué en CE2-CM1 le 13 septembre, je vous propose une petite activité de résolution de problèmes pour des élèves de CM1 qui ne nécessite pas de matériel (l'utilisation du tableau et d'un cahier d'essai par élève est nécessaire).

    Le but pour les élèves est de trouver la hauteur d'une tour composée de cubes de différentes tailles.

    Résolution de problèmes au cycle 3

    Pour cela, ils vont devoir chercher la hauteur de chaque type de cube (grand, petit, moyen) en mobilisant différentes stratégies de calcul. Les élèves vont ainsi avoir recours à leurs connaissances des tables de multiplications, à des résultats rapides d'accès comme les doubles et à des additions et soustractions simples.

    L'exercice est assez difficile en début de CM1. J'ai donc mené l'activité en deux temps : dans un premier temps, nous avons recherché ensemble comment résoudre le problème. J'ai donc alterné des temps de recherche individuel et des phases de mise en commun au cours desquelles j'ai guidé les recherches des élèves. Le plus dur a été de trouver la taille d'un premier cube. Ensuite, la stratégie étant la même, les élèves ont pu avancer en autonomie. Pour trouver la taille des cubes, j'ai "traduit" la tour en langage mathématiques : ■ + ■ + ■ + ■ = 24 soit 4 x ■ = 24. La simple vue de ce langage plus habituel a aidé les élèves, et ils ont tous pu trouver la taille d'un cube ■. Procédez de même pour les autres tailles de cubes en remplissant petit à petit les tours avec les données connues. Lors de cette phase collective, pensez à tout expliciter : que cherche-t-on ? que sait-on ? de quoi a-t-on besoin pour trouver le résultat final ? stratégies mises en places, procédures, etc.

    Dans un deuxième temps, donnez un exercice similaire (même but, mais tours différentes et tailles de cubes différentes) à résoudre de manière individuelle. C'est l'occasion pour les élèves de s'approprier la stratégie mise en place collectivement. Attention toutefois : pensez à préciser que la taille des cubes a changé ! Sinon certains vont reprendre les mêmes valeurs et poser une addition. 

    Pour réaliser cette activité, dessinez les tours au tableau. Inutile de vous encombrer avec des photocopies, elles ne faciliteront pas le travail des élèves. Ceux qui en ont besoin peuvent reproduire sur leur cahier d'essai ou sur leur ardoise les tours dessinées au tableau. Vous pouvez proposer l'exercice avec 3 ou 4 tours, ça fonctionne aussi bien.

    Alors, vous avez fait chauffer les méninges de vos élèves ?


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  • Bonjour, bonjour !

    Les 10 et 11 septembre, j'ai effectué un premier remplacement en CP-CE1. Ne connaissant pas le niveau des élèves, j'ai décidé de proposer un jeu pour le calcul mental : la bataille. 

    Les règles sont simples : 

    - en CP : il s'agit d'un jeu de bataille classique : chaque élève dispose d'un tas de carte, face cachée ; ils retournent en même temps la carte du sommet et celui qui a la plus grande carte l'emporte.

    - en CE1 : j'ai gardé le principe de la bataille mais les élèves devaient retourner deux cartes en même temps et les additionner pour trouver le vainqueur.

    Les élèves jouaient en binôme, mais vous pouvez aussi faire un trinôme si l'effectif de votre classe est impair.

    Pour mettre en place ce jeu, j'ai imprimé et plastifié plusieurs exemplaires des cartes à compter proposées par Dessinemoiunehistoire (ici). Les cartes vont de 1 à 9 et proposent différentes écritures des nombres (écriture chiffrée, constellation, boîte de 10, etc.).

    Pour les CP, cela permet de travailler la reconnaissance des petits nombres. Très vite, certains ont compris qu'ils n'avaient pas besoin de dénombrer toutes les collections pour trouver le vainqueur. En CE1, j'ai observé beaucoup de surcomptage. Au fil de l'année, cette stratégie devrait disparaître au profil des compléments à 10 et des doubles.

    Les avantages de cette activité sont clairement situés au niveau de la motivation des élèves qui apprennent et s'entraînent sans même s'en rendre compte. 

    Et vous, vous utilisez le jeu de la bataille en classe ?


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